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| La zone protégée du mont Bogd Khan | | Le mont sacré Bogdkhan, symbolisant la capitale mongole est vénéré et protégé par les Mongols depuis le 12ème siècle. Ce magnifique mont se trouve à l’extrême sud-ouest de la chaîne montagneuse du Khentii. En 1996, il est reconnu par l’UNESCO comme patrimoine mondial. La zone protégée du mont Bogdkhan fait 417 km². Sa faune et sa flore sont très riches. Ainsi, ses forets regorgent d'arbres tels que le mélèze, le cèdre, le bouleau, le tremble ou l'orme. De nombreux animaux comme la zibeline, le cerf, la gazelle, le sanglier, et le bouc y vivent également. Le plus grand sommet de cette zone protégée est le mont Tsétsé Gun qui culmine à 2256 mètres d'altitude. Au sud du mont se trouve le monastère de Manjuchir. | |
| Le paysage culturel de la vallée de l’Orkhon | La vallée de l’Orkhon couvre une vaste zone d’environ 121 967 ha. Cette vallée a de tout temps attiré les hommes en raison de ses pâturages et de la proximité de la rivière Orkhon. C’est dans cette vallée que se sont développés et fixés successivement les différents empires nomades d’Asie centrale. Aujourd’hui, le site offre une grande richesse archéologique de plusieurs périodes historiques, comme : |
1. Le mémorial turc de Khöshöö Tsaidam La vallée de l’Orkhon se situe dans la partie centrale de la Mongolie. La vallée est riche de monuments historiques qui montrent le développement culturel des peuples qui y habitaient en des temps anciens. Deux de ces monuments sont : Le mémorial de Bilge Khan (le célèbre politicien de l’Empire Turc Oriental, 683-734) et le mémorial de Kultegyn (le commandant en chef de la force militaire et le petit frère de l’empereur Bilge, 684-731). Ces deux monuments et quelques tombes anciennes se trouvent sur la rive occidentale de la rivière Orkhon, dans le territoire de la province d’Arkhangai. Une centaine de monuments similaires ont été trouvés sur le vaste territoire entre la Mongolie et la mer caspienne. Le peuple turc fut le premier parmi les populations d’Asie centrale à créer leur propre écriture. Les monuments de Bilge Khan et Kultegyn comptent parmi les plus grands sites avec des inscriptions (poèmes, élégies…) nous permettant ainsi d’obtenir de nombreuses informations scientifiques sur la période turque. 2. Les ruines de la ville Khar Balgas De nombreux monuments historiques et culturels attestent de la civilisation nomade d’Asie centrale sur le territoire mongol, comme en témoignent les ruines d’une ancienne ville, appelé Khar Balgas. La ville a été crée par le peuple Ouïgour. Les Ouïgours ont fondé leur empire en Mongolie au 8ème siècle et régnèrent pendant 100 ans. Les ruines de la muraille de cette ville existent toujours sur le territoire du soum Khotont dans la province d’Arkhangai. Cette ville fût fondée en 761 apr. J.C à l’occasion de la construction du palais impérial dans la vallée de l’Orkhon, pour l’empereur Ouïgour Pay-Lo. Khar Balgas était alors non seulement la capitale de l’empire Ouïgour mais aussi un centre commercial et économique qui servait liaison entre l’Asie, l’Europe et l’Asie centrale. C’était une grande ville entourée de fortifications. Il y avait dans la ville, le palais impérial, des cours militaires, des temples et des monastères, des marchés et des quartiers de fermiers et d’artisans. Très peu de populations nomades ont créé une ville avec des fortifications, des tours et des casernes militaires. Tout cela montre que la ville fut un important centre militaire. 3. Les ruines de la ville de Kharkhorin Kharkhorin, la capitale de l’empire Gengiskhanide, le plus grand empire que l’humanité n’ai jamais connu fut également la capitale des empires nomades successifs qui régnèrent sur l’Asie centrale. Kharkhorin a été créé par les nomades mongols et représente en cela une partie de la civilisation nomade. Capitale du Grande Empire Mongol aux 13ème et 14ème siècles, Kharkhorin était alors considéré comme le centre de la politique, du commerce et de la culture où vivaient différentes nations d’Asie et d’Europe. Kharkhorin jouait alors un rôle important dans les relations internationales de l’époque. Les politiques extérieures et intérieures de l’Empire mongol, qui embrassait presque la moitie du monde, avait en effet, un caractère international. Le centre de cette politique et les décisions se prenaient à Kharkhorin. Les envoyés et les missionnaires d’Arabie, d’Arménie, d’Inde, de Géorgie, du Khârezm, de Chine, de Bagdad, mais aussi de France et du Pape à Rome ont visité Kharkhorin pour discuter avec les Khans mongols. Depuis la fin du 19ème siècle, de nombreuses fouilles archéologiques ont été effectuées sur le site de Kharkhorin : on y a retrouvé des armes à feu, des outils, des poteries et de nombreux autres éléments nous donnant de précieuses informations sur la vie d’alors. 4. Le monastère Erdenezuu Le monastère Erdenezuu est le plus ancien monastère construit en Mongolie. La doctrine bouddhiste du Vajrayana se répand en Mongolie au 13ème siècle et devient la religion officielle du pays. A cette époque, le monastère est réputé pour être le centre du bouddhisme de l’empire mongol. C’est un impressionnant complexe architectural qui nous offre un précieux témoignage sur la culture, les coutumes et les croyances de cette civilisation nomade convertie au bouddhisme. Les 108 stupa érigés sur les murs du monastère représentent le modèle de construction des villes de cette époque. 5. Le monastère Tüvkhün Au nord de la vallée d’Orkhon, à 2312 mètres d’altitude se trouve le monastère Tovkhon. Le site qui compte environ 14 petits temples a été créé par Zanabazar en 1653. Il est construit sur un sommet rocheux élevé de 20 m de hauteur. C’est ici que Zanabazar, le premier chef spirituel bouddhiste de Mongolie a médité pendant 30 ans et a créé l’alphabet Tod d’où vient le symbole national mongol « Soyombo ». Le site est entouré d'une forêt de mélèzes. A son sommet, on trouve deux puits, un avec de l’eau propre et l’autre avec de l’eau toute noire. La source de ces deux puits reste mystérieuse. A droite des temples, il y a aussi deux grottes où les moines méditaient. Dans la grotte où Zanabazar aimait méditer se trouve un petit autel. Il existe aussi un passage naturel dans une roche, appelé « matrice maternelle ». Les pèlerins utilisent ce passage comme une sorte de rituel de « renaissance ». Le monastère Tövkhön a été reconnu par l’UNESCO en 1996 comme patrimoine de l’humanité. | | |
| La cascade Ulaantsutgalan | | Une des principales attractions de la vallée d’Orkhon est la cascade Ulaantsutgalan. La rivière Ulaan se jette d’une hauteur de 20 mètres dans la rivière de l’Orkhon créant ainsi une chute d’eau impressionnante. Lorsque le soleil se reflète dans le nuage d'eau de la chute, il s'y forme un superbe arc-en-ciel. |  |
| Le parc national de la chaîne montagneuse de Khangai | |  | La chaîne du Khangai est l’une des trois grandes chaînes qui traversent le pays. Les monts Khangai, entourés de grandes prairies alpines, jouent un rôle important dans le partage mondial de l’eau. Le parc inclut la partie centrale de la chaîne montagneuse de Khangai et couvre un territoire de 844 km², comprenant montagnes, forets, prairies et lacs. L’altitude moyenne des monts Khangai est de 2000 - 2500 m, avec pour plus haut sommet le mont Otgontenger (4021 mètres) ce qui en mongol signifie le « ciel cadet ». Le parc est abondant en eau : l'Orkhon et le Selenge, y prennent leur source. Dans cette zone très diversifiée où l'on peut à la fois admirer la steppe et la taïga vivent une grande variété d'espèces animales dont l’élan, le sanglier, le cerf, le loup et l’ours brun. Les prairies du parc abritent plusieurs millions de têtes de bétail. Le parc est protégé depuis 1996. |
| La réserve naturelle de Khustain Nuruu | | La réserve naturelle de Khustain Nuruu se situe à 100 km au sud-ouest d’Oulan-Bator. Elle fait 50 620 hectares, et comprend notamment la partie sud-ouest de la chaîne du mont Khangai. Le parc inclut à la fois des zones désertiques et montagneuses. La réserve a été créée en 1993 afin de protéger l'écosystème de la steppe forestière, extrêmement menacée par la surexploitation des terres. Un des grands succès de la réserve est la réintroduction de cheval de Przewalski au début des années 90. Aujourd’hui le parc compte 50 chevaux de Przewalski. De nombreux autres animaux rares y vivent. On peut citer le maral (le cerf rouge asiatique), la gazelle des steppes, le cerf, l’ours, le manuul (chat sauvage des steppes), le loup et le lynx. |  |
| Le site naturel de Khuisyin Naiman Nuur | | 
| Apparus en raison des éruptions volcaniques, les huit lacs (Shireet, Bugat, Haliut, Shanaa, Haya, Döröö, Huis, Shanaga et Baga) d’eau douce reliés par des réseaux souterrains sont les véritables perles du parc. Le site couvre un territoire de 11 500 hectares sur la partie sud-ouest de la chaîne montagneuse de Khangai. L’altitude moyenne des huit lacs est de 2300 mètres. C’est un endroit important pour la recherche géologique et l’irrigation de la région. Les hauts sommets de montagnes se reflètent dans l’eau des lacs nous offrant ainsi un spectacle inoubliable pour les yeux. |
| Le parc national de Khorgo Terkhi | Le parc se situe à 165 km au nord-ouest de la ville de Tsetserleg. Il fut créé en 1965 et couvre 77 267 hectares. C’est le site de l’ancien volcan Khorgo éteint depuis 8000 ans et du lac d’eau douce de Terkhiin Tsagaan Nuur. Le basalte du volcan offre des formes très intéressantes au regard des voyageurs, des arbres poussent même au fond du volcan. Le lac Terkhiin Tsagaan Nuur est apparu lorsque l’eau de la rivière Suman fut bloquée par la lave du volcan. D'une profondeur de 19 mètres, ce lac d'eau douce est excellent pour la baignade et la pêche. Il est entouré de hautes montagnes recouvertes de forets de mélèzes. A une distance de 560 km de la capitale mongole, le parc est un des plus importants sites touristiques de la Mongolie. |
| La réserve naturelle du mont Khögnö Khan | | Située à 250 km d’Oulan-Bator sur la route de Kharkhorin, le mont Khögnö Khan est l’un des sites touristiques, les plus visités de la Mongolie. La réserve de Khögnö Khan a été créée en 1997, afin de protéger l’écosystème très particulier du site. En effet, on y trouve à la fois la flore caractéristique de la taïga mais aussi la flore issue des steppes désertiques. La réserve couvre un territoire de 46 990 hectares. Le mont Khögnöhan est composé de roches d'origines volcaniques qui ressemblent à des morceaux de feutre étalés les uns sur des autres. La partie nord de la montagne est recouverte par des forets de mélèzes et de bouleaux alors qu’au sommet on trouve des forets de cèdres. Le monastère d’Övgönt se trouve à l’est du mont, et fût construit au 17ème siècle. A l’ouest du mont se trouvent des dunes de sable perdues au milieu d’une zone montagneuse. Sur ces dunes, on trouve des saxauls (arbres présents seulement dans les zones désertiques d’Asie centrale) |
| Le monastère Shankh | Le monastère Shankh est le seul monastère à avoir survécu à la période de répression soviétique (avec l’autre monastère Erdenezuu). Il se trouve au sud de Kharkhorin dans la vallée d’Orkhon. Fondé en 1650, il servit de résidence à 1500 moines. En 1937, le monastère fut fermé par les soviétiques et beaucoup de moines furent exilés en Sibérie. Depuis sa réouverture en 1990, 37 moines dont la majorité sont étudiants y vivent. Pas loin d’ici, dans la vallée de Shankh se trouve l’endroit où Gengis Khan gardait la bannière noire, emblème de l’armée impériale. |
| Le parc national Terelj Gorkhi | Le parc national Terelj Gorhi, créé en 1995, est l’une des zones protégées les plus fréquentées du pays grâce à sa proximité avec la capitale et son magnifique site naturel de 295 km². Le parc se trouve dans la partie sud-ouest de la chaîne du Khentii et inclut d’importantes rivières mongoles à savoir la Tuul, l'Kherlen, et la Terelj. Les trois monts Gurvanbayan, Ötög et Eruu sont couverts de roches aux formes intéressantes (une tortue, un homme qui lit, etc.). L’endroit est magnifique. On peut y faire de la randonnée, de l'escalade, ou bien tout simplement s’y baigner. |
| La roche Taikhar | Sur la route entre Kharkhorin et Tsetserleg, se trouve un énorme rocher d'environ 15 m de hauteur qui est le sujet de beaucoup de légendes racontées par les locaux : on ne sait en effet pas comment ce rocher est arrivé au beau milieu de la steppe. L’une de ces légendes raconte qu’un ancien lutteur aurait utilisé ce rocher pour écraser un énorme serpent. |
| Le lac Ogii | | Ce lac sacré se trouve dans le sum d’Ogii Nuur dans la province d’Arkhangai. D'une altitude de 1337 mètres, il couvre un territoire de 25 km². C’est le paradis de nombreux oiseaux rares en été. L’endroit est également réputé pour son poisson foisonnant : on estime d’ailleurs à 50 tonnes la réserve de pêche de poisson par an (principalement de la perche et le brochet) dans ce lac. |
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